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mercredi, 29 juillet 2015

ZIP CODE TOUR, c'est parti !

Les Rolling Stones en grande forme

Le premier spectacle de la tournée Zip Code Tour séduit la critique

Stones Montreal.jpg

http://www.journaldemontreal.com/2015/05/25/les-rolling-s...

mardi, 23 décembre 2014

Joe Cocker. La liste s'allonge tragiquement !

Joe Cocker, rauque 'n' roll

Par Pauline Le Gall

 DISPARITION - La star anglaise du blues-rock, une des dernières légendes de Woodstock, s'est éteinte hier à l'âge de 70 ans des suites d'un cancer du poumon dans son ranch du Colorado.

La voix éraillée, les mains mimant un jeu de guitare avec ses riffs endiablés du classique des Beatles With a Little Help from My Friends, ses cheveux longs et ses pattes qui descendent jusqu'au cou. Woodstock, 1969. Joe Cocker, 25 ans, enflamme le plus célèbre des festivals de rock en faisant hurler la chanson de Lennon et McCartney dans son tee-shirt sur lequel est inscrit «tie and dye». Entouré de Janis JoplinJimi Hendrix et Jefferson Airplane, le chanteur écrit la première page de son histoire en mélangeant blues, rock, une gestuelle et une présence scénique qui le placent directement dans le panthéon des showmen.

 

pappy's rock

 

Il apparaît là, aux yeux du monde, vingt-cinq ans après sa naissance à Sheffield, sous le nom de John Robert Cocker. C'est là, au cœur de l'Angleterre ouvrière, qu'il connaît ses premiers frissons sur scène. Il n'a alors que 12 ans lorsque, pour la première fois, il se produit en public avec son frère. Parallèlement, il suit une formation de plombier. Dans les années 1960, il monte avec trois amis les Cavaliers, puis les Vance Arnold and the Avengers, clin d'œil à deux de ses idoles, Elvis Presley (il a confondu Vance et Vince, prénom d'Elvis dans Jailhouse Rock) et Eddy Arnold. Dans les pubs de Sheffield, il se fait la main sur ce qui va devenir la clé et le socle de toute sa carrière: les reprises.

Comme la tradition le veut dans les pubs, il joue des morceaux connus du public, des classiques de Chuck Berry, d'Elvis, de Ray Charles. C'est un artiste élevé sur scène, jugé par un public aguerri qui voit défiler des dizaines de groupes dans le nord de l'Angleterre. À la façon des grands jazzmen, Cocker prend un air connu et en propose une variation, y ajoutant cette teinte blues-rock brute qui va très vite le caractériser. Allant de formation en formation, c'est pourtant en solo, grâce à un titre du répertoire rock, qu'il sort de l'anonymat: avec le With pappy's rocka Little Help from My Frienddes Beatles. Il fait de la ritournelle pop du groupe, parue sur Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band en 1967, un hymne déchirant. Woodstock, une tournée avec les Who, sa célébration avant l'heure de l'air guitar et une furieuse authenticité font le reste: Cocker est une star. Les Fab Four, admiratifs devant sa reprise, le laissent même écouter leurs nouvelles compositions en avant-première.

Ses deux albums, With a Little Help from My Friends et Joe Cocker, le propulsent au sommet des ventes. Dans la foulée, sous la houlette du musicien et compositeur Leon Russell, il entame une tournée parmi les plus furieuses de toute l'histoire du rock, immortalisée dans le film Mad Dogs and Englishmen. Mais, alors que les idoles de Woodstock - Jimi Hendrix et Janis Joplin - disparaissent, Cocker sombre. Il flotte comme une impression dans le monde que le rock a vécu. Au milieu des années 1970 et en pleine émergence de Pink Floyd et Genesis, le chanteur ne trouve plus sa place. Il est déjà perdu dans les vapeurs d'alcool et les illusions de l'héroïne à laquelle il est devenu accro en tournée. Après You Are So Beautiful, coécrit avec Billy Preston en 1974, il traverse le désert, titubant sur les scènes où il se produit, ne finissant pas ses concerts.

 

pappy's rock

 

Le cinéma va lui redonner sa chance. Loin du fringuant hippie de Woodstock, c'est en Cocker crooner qu'il retrouve le succès. Dans un duo avec la chanteuse Jennifer WarnesJ. Ensemble, ils chantent l'inoubliable Up Where We Belong, qui introduit dans la carrière du bluesman les synthés des années 1980. La chanson illustre le film Officier et Gentleman avec Richard Gere et elle vaut un oscar à ses compositeurs Buffy Sainte-Marie et Jack Nitzsche. En 1986, sa voix éraillée, son blues et sa reprise de Randy Newman illustrent l'une des scènes les plus suggestives de l'histoire du cinéma. C'est sur son You Can Leave Your Hat Onque Kim Basinger se déshabille lentement face à un Mickey Rourke hébété dans le 9 semaines 1/2 d'Adrian Lyne. En jouant des cassures rythmiques, la version de Cocker réinvente la sensualité du rock et devient plus célèbre que l'originale. Randy Newman lui-même rendait hommage à son interprétation complètement outrancière. Les mélomanes l'invitent dans leurs foyers et accueillent à bras ouverts ses nouvelles reprises, dont l'une des plus célèbres reste sa version lancinante de Unchained My Heart de son modèle de toujours, Ray Charles.

Cocker, avec sa figure ronde, sa barbe et ses chemises impeccables, apparaît régulièrement à la télévision et continue d'enchaîner les tournées. Plus rien n'entame sa popularité. Toute l'Angleterre l'érige en héros. La Reine Elizabeth le fait membre de l'Ordre de l'Empire britannique en 2012, ne lui en voulant pas d'avoir choisi pour résidence le Colorado. À Sheffield, sa ville natale, une plaque est dédiée au petit plombier devenu une des plus grandes figures du blues. Le sachant malade, Billy Joel a demandé cette année à ce que son ami soit intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. Trop tard, puisqu'un cancer du poumon a emporté Cocker à l'âge de 70 ans dans son «Mag Dog Ranch», à Crawford dans le Colorado où il vivait seul avec son épouse, Pam, son plus grand regret étant de ne pas avoir eu d'enfants. Une disparition qui intervient après un dernier album (Fire Up en 2012) et une tournée. «Le sommet de sa carrière», selon son agent. En lui rendant hommage, ce dernier a salué l'artiste, qui jouait encore sur scène en juin dernier comme «le plus grand chanteur de rock-soul jamais produit par le Royaume-Uni».

L'une des dernières légendes de Woodstock a tiré sa révérence.

Le Figaro:  23 décembre 2014

Voir aussi Le Monde :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/12/22/mort-du-chanteur-americain-joe-cocker_4545097_3246.html

 

 

 

jeudi, 04 décembre 2014

Le Saxo de Bobby s'est tu !!!!

Le saxophoniste des Rolling Stones, Bobby Keys, est mort

Agé de 70 ans, le musicien s'est éteint chez lui mardi, dans le Kentucky. Il avait aussi collaboré avec les Beatles ou encore Marvin Gaye.

stone freeBobby Keys, saxophoniste de légende des Rolling Stones, est mort mardi à l’âge de 70 ans, a annoncé le groupe. «Les Rolling Stones sont bouleversés par la perte de leur très cher ami et saxophoniste légendaire Bobby Keys», ont-ils indiqué dans un communiqué annonçant son décès. «Bobby a apporté une contribution musicale unique à notre groupe depuis les années 1960. Il va beaucoup nous manquer», ont-ils ajouté.

Né au Texas, Bobby Keys, amoureux de jazz, avait adopté le saxophone dans sa jeunesse. Son talent en a fait rapidement un artiste recherché et il a rejoint les Rolling Stones dès 1964. Il a aussi collaboré avec l’autre groupe britannique incontournable des années 1960, les Beatles, ainsi qu’avec Eric Clapton, Joe Cocker, Carly Simon et Marvin Gaye.

Son saxophone a notamment marqué le titre «Brown Sugar», l’un des plus connus des Stones, et il a pris part aux concerts de l’emblématique groupe de rock durant près de cinq décennies. Cependant, des problèmes de santé avaient contraint cet amateur revendiqué de cannabis à renoncer aux dernières tournées.

Bobby Keys est décédé chez lui, dans le Kentucky (centre-est).

 

stone free

 

BROWN SUGAR  https://www.youtube.com/watch?v=C0bxMWdOMbs

samedi, 12 juillet 2014

Diables de Rolling Stones

Diables de Rolling Stones

MARIE-ANNE GEORGES, La libre.BE

ROCK WERCHTER.  La tournée "14 on Fire" passait par Werchter, samedi soir. Tout feu tout flamme.

De dos, on lui donne 20 ans. De face, et pas trop près, la cinquantaine. Mick Jagger, malgré son look de jeune homme branché, a pourtant 70 balais. Comme ses comparses - surtout Keith Richards et Ron Wood -, il affiche un visage parcheminé où s’est écrite une des plus belles histoires du rock’n’roll. Qui ne serait rien sans Charlie Watts, moins marqué, et la surprise du jour, Mick Taylor. Samedi soir, la tournée intitulée "14 on Fire" faisait une halte en Belgique - 60 000 tickets très vite écoulés, le dernier concert des Stones remontant à 2007 - et celle-ci est considérée par les spécialistes comme l’ultime.

22h30, la nuit tombe sur la plaine de Werchter. La pluie s’est calmée, même si elle ne résistera pas, en fin de concert, à venir déposer quelques gouttes sur une des jolies chemises en soie de Mick. Trois écrans géants diffusent des images subliminales dans un rouge qui fait monter la tension. Et les frissons. Un seul "Jumpin’Jack Flash" plus tard et l’on sent qu’on tient là un groupe en toute grande forme - sans aucun décor barnumesque. Si la presse fait régulièrement écho de querelles intestines, la scène doit procurer assez de plaisir aux quatre Britanniques pour mettre leur ego entre parenthèses.

Physiquement, celui qui se démène le plus, sautillant et gesticulant à qui mieux mieux, c’est Mick, arpentant la scène d’un bout à l’autre, quand ce n’est pas pour fouler une avancée dans le public. Le Riff-Meister Keith Richards, le réputé impassible batteur Charlie Watts, le guitariste Ron Wood : chacun affiche un authentique sourire de contentement et un indéfectible plaisir de jouer. Tous ensemble, comme en solo, en duo ou en trio.

Epoustouflant Mick Taylor

 Parmi une setlist de dix-neuf morceaux dont nombre de tubes ("It’s only rock’n’roll", "Honky Tonk Women", "Miss You", "Start me up"…), on s’attardera sur l’incroyable "Midnight Rambler" à trois guitares. C’est sur ce morceau que Keith et Ron sont rejoints par un Mick Taylor (qui, à la mort de Brian Jones, fut des Stones entre 1969 et 1974) époustouflant. Ce même qui reviendra, en rappel, toujours aussi impérial, pousser de la guitare acoustique sur "(I can’t get no) Satisfaction". Comme Triggerfinger plus tôt dans la soirée (mais le groupe belge le fit sans aucune classe), les Rolling Stones rendront également hommage à Bobby Womack, remplaçant le titre normalement choisi par les internautes par un "It’s all over now" enregistré pour la première fois en 1964 par The Valentinos, groupe entièrement composé de membres de la famille Womack. On vibrera également sur "Out of Control" et là, c’est Mick qui se révélera souverain, voix impeccable soutenue par une sono étonnante. Un Mick qui ne manquera pas de pratiquer, régulièrement, la langue de Vondel, par prompteur interposé, avec en acmé un élégant "Proficiat aan the Rode Duivels".

 Nos quatre hommes ne sont pas seuls sur scène. À leurs côtés, la basse de Darryl Jones, les choristes Lisa Fischer et Bernard Fowler, les cuivres de Bobby Keys et Tim Ries sans parler des claviers de Chuck Leavell. Ils ont aussi convié, en rappel, la Dekoor Close Harmony d’Utrecht sur "You can always get what you want". Il y eut bien quelques temps morts ainsi qu’un passage solo dispensable de Keith Richards, mais au final, une prestation éclatante, à l’image du feu d’artifice de clôture.

 

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samedi, 05 juillet 2014

Les Stones en forme olympique

Les Stones en forme olympique

par Thierry Coljon le 29 juin 2014

 Il n’est pas loin de minuit 45 sur la plaine trempée de Werchter. Quatre hommes s’avancent, bras dessus bras dessous, saluent la foule à qui ils ont procuré deux heures quart de bonheur ininterrompu. Satisfaits du spectacle offert, ils ont tenu leur rang. À 67, 70 et 73 ans, ces quatre survivants qui ont marqué l’histoire de ces 50 dernières années ont perpétué le mythe sans le dévoyer. Messieurs les Rolling Stones , chapeau!

Le reste n’est que littérature même s’ils peuvent se montrer des rats quand ces mêmes seigneurs du rock empêchent les artistes qui les ont précédés, samedi dès 11 heures dans le cadre de ce TW Classic Festival, de fouler leur catwalk s’avançant dans la foule (ou du moins le golden circle à 150 euros le bracelet) en enlevant une partie du revêtement. Créant ainsi un trou infranchissable dans lequel Arno ou Jim Kerr des Simple Minds auraient très bien pu, dans le feu de l’action, s’abîmer.

La scène du festival, à part ça, sera la même pour tout le monde et il est loin le temps d’un Bridges To Babylone tentaculaire, des poupées gonflables et des scènes rivalisant avec U2 pour le titre de plus grande construction rock jamais montée. Cette fois, pour ce 14 On Fire européen, les Stones se contentent de trois gigantesques écrans. Si on ne peut pas dire que Mick n’a pas pris une ride, il n’a en tout cas pas pris un kilo. Dès «Jumpin’ Jack Flash» en ouverture, on retrouve le même homme filiforme, sautillant, dansant, gigotant. La foulée est moins grande qu’avant bien sûr quand il s’agit d’aller saluer les bords de scène mais pour le reste, cela relève bien du miracle médical. Notre frais arrière-grand-père est le Peter Pan du rock. Il chante comme jamais alors que Keith et Ronnie assurent à la gratte en maître (mais d’où a bien pu venir cette stupide rumeur de «doublage» ? Ces mecs ne trichent pas comme les écrans, en gros plans, peuvent nous le prouver).

 

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Rolling Stones / Mathieu Golinvaux

Ronnie et Charlie sont habillés en noir, jaune et rouge et ce n’est pas un hasard comme le rappelle Mick en lançant «Proficiat Rode Duivels», lisant sur son prompteur ses interventions approximatives en néerlandais qui le font rire autant que les spectateurs. Comme Keith quand, au moment de ses deux chansons traditionnelles, y va d’un «merci and all of that». Cela vaut bien le«les Ecossais ont inventé le foot et le rock» de Jim Kerr. Mais l’émotion, la vraie, sera souvent là au cours de cette belle nuit. Quand les Stones reprennent «Tumbling Dice» et «Wild Horses» et remplacent le titre choisi par les internautes – un différent dans chaque ville – par l’hommage attendu à Bobby Womack dont la photo apparaît sur grand écran et dont ils reprennent le fameux «It’a All Over Now» qui leur avait permis en 1964 de décrocher leur premier numéro un au hit-parade.

Autre grand moment (à part un très grand «Out Of Control»): l’arrivée de Mick Taylor qui les rejoint pour un «Midnight Rambler» blues en version longue. Le solo de celui qui, entre 1969 et 74, a tutoyé les sommets était à pleurer, pendant que Mick se lançait dans un ballet relevant de la gymnastique. «Gimme Shelter» avec une Lisa Fischer toujours aussi divine sera également un grand moment de joie. Avant le final par «Sympathy For The Devil» et «Brown Sugar». Aux rappels, un choeur emmène «You Can’t Always Get What You Want» dans les étoiles, alors qu’on retrouve Mick Taylor pour un «(I Can’t Get No Satisfaction» en guise de feu d’artifice. 

, Ladies & gentlement !

C‘était les Rolling Stones!

 

THIERRY COLJON

 

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Rolling Stones / Mathieu Golinvaux

 

 

jeudi, 03 juillet 2014

Rolling Stones en Belgique ce 28 juin

Les Rolling Stones, 50 ans d’activisme libertaire

Gricha Safarian, LE SOIR

La XIe tournée des Rolling Stones passe par la Belgique ce samedi 28 Juin. Depuis le début de l’année les Stones ont alignés performances sur performances

D’abord en Asie (entre autre trois concerts impeccables à Tokyo devant un total de 150,000 personnes survoltées suivi d’un «club show» époustouflant à Singapour devant moins de 5000 personnes). La tournée Européenne a débuté à Oslo fin mai pour passer par le plat pays ce samedi.

50 YEARS AND COUNTING

Cela fait plus de 50 ans que ça dure. Et au-delà de l’époustouflante longévité des Rolling Stones, c’est peut-être la plus encore étonnante fidélité et dévotion de leurs fans, dont l’auteur fait partie, qui est remarquable. Les Stones sans leur public auraient disparu depuis longtemps, au même titre que la quasi intégralité des groupes formés dans les années soixante.

Des fans qui cumulent souvent chacun des centaines de concerts, étalés sur des décennies et aux quatre coins de la planète. Des fans qui sont nés avec les Stones en musique de fond. Des fans qui dialoguent à n’en plus finir sur l’excellence absolue de Get Yer Ya-Ya's Out! , le meilleur album live de tous les temps, ou sur la supériorité incontestable (ou pas) du line-up du temps de Mick Taylor. A noter en passant que ce dernier rejoint le groupe sur scène le temps de deux morceaux.

Des fans qui font le tour du monde pour assister à un concert, qui s’échangent des stratégies sophistiquées pour le ticketing ou des conseils de prudence (par exemple toujours prendre l’avion un jour au moins avant le concert, histoire d'éviter qu’un atterrissage d’urgence à Winnipeg ne risque de vous faire rater le concert de las Vegas comme c’est arrivé à l’auteur de ces lignes).

Les fans des Stones c’est un groupe social à part. Hétéroclite, quatre générations d’amateurs dans la même salle, des gens qui, riches ou pauvres, seront toujours d’accord pour dire qu’un ticket pour un concert des Stones, ça n’a pas de prix.

Qu’est ce qui se cache derrière cette dévotion douce, cette fidélité invraisemblable, cette passion infinie de millions de fans de par le monde?

Plusieurs choses.

Tout d'abord, au travers de leur musique, sur laquelle tout reste encore à écrire tant l’œuvre est riche, les deux premières générations de fans des Stones ont compris pour l'avoir vécu en prise directe, l’énorme impact du groupe sur l’évolution du monde.

 

stone free

Impact tant politique que social

La musique des Stones a été l’hymne de luttes multiples et diverses. De l’opposition à l’invasion américaine au Vietnam jusqu’à la chute du mur de Berlin et de plusieurs dictateurs patentés faisant office de l’autre côté du rideau de fer, en passant par diverses dénonciations politiques comme les violences de la droite ultra en Amérique Centrale dans les années 80, ou plus récemment la suffisance des néo-conservateurs.

Les Stones ont aussi, si pas surtout, été le moteur d’une révolution des mœurs sans précédent. Dans ce domaine, l’impact est encore plus énorme car ils ont été de véritables «game changer» dans l’évolution sociale du monde. Les Stones ont été de toutes les luttes pour faire sauter les carcans que la religion et la bien-pensance ambiante parvenaient encore à imposer à tous dans les années 60.

Les grincheux accusent : les Stones ont «volé» le blues à divers artistes noirs des années 50 et 60, le Blues, musique libératrice s’il en est, soit. Mais ce vol était en réalité un emprunt en bonne et due forme. Emprunt restitué avec intérêts à l’Europe et aux Etats-Unis pour faire germer la liberté au sein de populations blanches par trop engoncées dans des rites sclérosants. Les Stones dans les années 60 et 70 symbolisent la révolution sexuelle, la libération de la femme, la libération des mœurs, la lutte contre l’homophobie, contre le racisme, et aussi bien sûr une série d’excès inévitables dans le domaine des substances illicites.

Un trajet invraisemblable qui conduira ce petit groupe libertaire de la prison dans les années 60 à l’anoblissement quelques décennies plus tard une fois que la société aura dument intégré ces changements dont ils étaient précurseurs.

Anoblissement par la Reine d’Angleterre pour Mick Jagger donc et gageons que Keith Richards se contentera sans doute d’une nomination comme «personne de l’année» en couverture du Time magazine, il faisait en effet partie de la short list pour 2014. Puis n’oublions pas le concert donné par les Stones à New York pour l’anniversaire de Bill Clinton ou encore, plus récemment, ce concert de Blues auquel Mick Jagger participa à la Maison Blanche au grand bonheur de Barack Obama.

De la prison à l’establishment, les Stones ne sont pas rentrés dans les rangs, ils ont simplement, avec une classe remarquable, amené le monde à évoluer dans leur sens.

En résumé, les Rolling Stones sont tout simplement les instigateurs du plus grand bond en avant jamais réalisé dans l’histoire de la libération des mœurs. La faste époque de l’après-guerre, l’influence du blues noir américain, l’inanité de la guerre froide, le refus de la religion et des idéologies, tout cela faisait partie des ingrédients dont ils se sont joués pour révolutionner le monde plus sûrement et tranquillement qu’aucun homme politique n’a pu le faire au vingtième siècle.

A coup de riff rageurs et impeccablement placés, de paroles engagées et remplies de double sens politiques, à coup de concerts, de milliers de concerts de par le monde, chaque fois sold out, chaque fois différents, parfois ratés mais toujours sincères.

Très malheureusement le paroxysme de cette libération appartient déjà au passé. On ne peut que déprimer aujourd’hui en comptant les retours en arrière, les lois revalorisant l’archaïsme ou même le délit de blasphème, les accommodements de plus en plus liberticides avec tous les extrémismes politiques et/ou religieux du moment.

Au crépuscule des Stones, c’est comme si on assistait à une demande réelle, concrète et précise de restauration des contraintes qui explosaient les unes après les autres à la fin des années 60. Cette restauration des contraintes va de pair avec le retour en force du religieux dans la sphère publique.

L’homme soucieux de contribuer au progrès de l’humanité ne peut que s’étouffer à la lecture d’un article relatant la mort accidentelle d’un «professeur d’attentats suicide» et de ses 21 élèves à Bagdad il y a quelques mois. Ou plus récemment à la vision des photos insoutenables d’exécutions en masse de centaines de personnes twittée live depuis l’Irak.

Alors peut-être que ces fans du monde entier, ces millions de fans, c’est l’immortalité qu’ils recherchent et c’est la liberté qu’ils célèbrent en assistant à leur antépénultième concert des Stones.

Une liberté de plus en plus précieuse, de plus en plus fragile, de plus en plus contestée.

Concert à ne pas rater ce samedi, c’est la dernière fois pour la Belgique.

Merci les gars!

Gricha Safarian est Licencié en Sciences Politiques et Relations Internationales (ULB – Bruxelles) et blogueur.

stone freehttp://www.rtbf.be/info/medias/detail_les-rolling-stones-rendent-hommage-a-bobby-womack-a-werchter-classics?id=8304243

 

 

 

jeudi, 29 mai 2014

Rolling Stones : les trois ingrédients (surprenants) de leur légendaire succès

 

Par Daniel Ichbiah.


http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1201977-rolling-...

 

LE PLUS. Décidément, le succès des Rolling Stones ne se dément pas. À chaque concert, la réussite est au rendez-vous !

Pourquoi les papy rockeurs continuent-ils à nous faire rêver ?

La réponse de Daniel Ichbiah avec les extraits du livre "Les chansons des Rolling Stones".

 

Qu’importe leurs absences répétées…

Dès qu’ils reprennent la route, les Stones continuent de jouer à guichets fermés dans des salles accueillant les fans par milliers ou dizaines de milliers. En mars 2014, les billets pour leur concert au Stade de France le 13 juin se sont écoulés en 52 minutes. Mais au fait quelle est la formule magique derrière "Satisfaction", "Angie" ou "Paint it black" ?

 

La musique des Stones n’est comparable à aucune autre… À première vue, c’est un groupe de rock tout à fait ordinaire, fondé autour d’une base classique : deux guitares, une basse, un batteur. En dépit de cette forme traditionnelle, les Stones ne ressemblent pas à Nirvana, à Oasis, à Police ou à Led Zeppelin. Ils sont tout bonnement uniques...

 

stone free

 

Mick Jagger, leader des Rolling Stones, lors d'un concert à Tokyo, le 26 février 2014 (S.KAMBAYASHI/SIPA).

 

Qu’est ce qui les distingue d’autres groupes ? Trois facteurs majeurs.

 

1. Le chant de Jagger

 

En premier lieu, Jagger ne chante aucunement comme les autres chanteurs de rock. La plupart du temps, ceux-ci s’expriment dans un contexte dérivé de la musique européenne, ce qui signifie qu’ils interprètent des mélodies.

 

Jagger ne s’inscrit pas dans un tel courant. Sa façon de s’exprimer, de débiter et hacher les mots n’est pas celle d’un chanteur blanc. Elle se rapproche davantage du phrasé d’un Otis Redding ou d’un James Brown. Et oui… Jagger est un chanteur de RnB !

 

De fait, Jagger a souvent affirmé sa distance envers ce que l’on appelle le rock’n’roll. Il ira jusqu’à affirmer qu’il n’a jamais été inspiré par Elvis. "Je ne me considère pas comme la meilleur rockstar et cela n’a pas jamais été le cas. Je ne suis pas intéressé par le rock’n’roll blanc", a-t-il déclaré en 1975.

 

Deux années plus tard, alors que la vague punk explose, il va plus loin.

 

"Je trouve très difficile de danser sur le jeu de musiciens blancs car ils ne placent pas correctement les accents. Ce n’est pas que ce soit trop rapide, c’est juste que tous les accents sont au mauvais endroit. J’ai toujours ressenti cela sur le rock blanc – depuis Elvis jusqu’aux Sex Pistols."

 

2. Le baromètre du groupe ? La guitare de Keith Richards

 

Ce qui rend le son des Stones si rare tient donc en premier lieu de cette combinaison : un chanteur de RnB sur une rythmique d’un rock teinté de blues. Il existe une autre particularité dans la sonorité du groupe, que Bill Wyman a dévoilé à Victor Bockris, biographe de Keith Richards.

 

"Tous les orchestres suivent le batteur, sauf nous", a raconté Wyman. "Chez nous, le batteur suit le guitariste rythmique, à savoir Keith Richards."

 

Et oui… Celui qui marque le tempo, celui sur lequel s’ajuste les autres musiciens est Keith. Charlie Watts accuse donc perpétuellement un infime retard par rapport au lead guitariste et il en résulte un maillage presque inimitable.

 

3. Le sens du swing. Eh oui !

 

Si l’on ajoute à cela que ce même Watts a un jeu de batterie très particulier, assez basique mais trouvant son origine dans le jazz, l’on obtient le troisième ingrédient : un certain sens du swing, que l’on rencontre rarement dans la frappe des batteurs du rock. Keith Richards a commenté la chose ainsi :

 

"Je ne sais pas comment il a fait pour être aussi bon. Il serait le dernier à être d’accord mais pour moi, il est LE batteur. Il n’existe pas beaucoup de batteurs de rock qui aient du swing. La plupart ne savent même pas ce que le mot veut dire."

 

Résumons-nous : un chanteur de RnB qui s’exprime sur la rythmique rock d’un champion du genre, un batteur swing qui se cale sur ce même guitariste.

 

Les Stones, c’est cela et bien d’autres choses, mais ces trois facteurs distinguent clairement ce groupe et lui donnent, lorsqu’il est au meilleur de sa forme, quelque chose qui ne ressemble… qu’aux Stones.

 

 

dimanche, 23 mars 2014

Au Stade de France !!!

Officiel

Annoncé sur « Antenne 2 »

Samedi au « 20 Heures »

Les Rolling Stones

Au stade de France

VENDREDI 13 JUIN

 

stone free

 

 LE PARISIEN :

http://www.leparisien.fr/musique/concerts/video-les-rolli...

lundi, 17 mars 2014

Werchter !!! Aïe ! Aïe ....

stones werchter.jpg

Tous les tickets pour TW Classic le 28 juin prochain ont été vendus.

 

Moins d’une heure et demi après l’ouverture des préventes, le festival TW Classic affichait déjà complet. Il faut dire qu’avec les Rolling Stones en tête d’affiche, c’était à prévoir. 60.000 personnes auront donc la chance de voir Mick Jagger et sa bande sur la plaine de Werchter.

 

Les légendes britanniques n’étaient plus venues chez nous depuis 2007 à Werchter. En 2003, les “Glimmer Twins” jouaient à guichet fermé à ce même TW Classic.

 

Simple Minds, Arno, Triggerfinger, Admiral Freebee et Seasick Steve complètent l’affiche de ce 28 juin.

 

http://blog.lesoir.be/frontstage/2014/03/15/le-concert-de...

 

Votre Alerte THE ROLLING STONES !

http://www.pariseventicket.com/ar1-the-rolling-stones 

dimanche, 16 mars 2014

Stones à Paris... 13 juin ... La rumeur qui nous fait saliver !!!!

Stones Paris JUIN 2014.jpg