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mardi, 25 mai 2010

Jagger au Festival de Cannes

Mick Jagger

A Cannes

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Reuters/Yves Herman

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STONES IN EXILE

Jagger fait fureur

Cédric Bélanger

 

CANNES - Les Rolling Stones devaient tous y être, mais finalement, seul Mick Jagger s’est déplacé à Cannes pour la présentation du documentaire Stones In Exile. Qu’à cela ne tienne, ce fut suffisant pour remuer la Croisette.

Une bonne heure avant la première des deux présentations du film de Stephen Kijak, dans le cadre de la manifestation parallèle de la Quinzaine des réalisateurs, les deux files d’attente pour entrer à l’intérieur du Palais Stéphanie s’étiraient chacune sur des dizaines de mètres.

C’est pour cette projection qu’était attendu le célèbre chanteur des Stones. Il s’est finalement pointé une trentaine de minutes avant la séance, au grand plaisir des photographes.

 

«STUPIDES»

 

À l’intérieur, il régnait une ambiance se prêtant davantage à un spectacle rock qu’à une projection de film. De nombreux admirateurs avaient pu s’y glisser, de sorte c’est sous un tonnerre d’applaudissements que Jagger, flanqué de Kijak, est monté sur scène, avant la projection, pour s’entretenir avec le public, en anglais et en français, s’il vous plaît.

«Avec ce documentaire, nous voulons évoquer l’époque de 1971, alors que nous étions jeunes, beaux et stupides. Maintenant, nous ne sommes que stupides», a blagué Jagger, provoquant les rires des spectateurs.

«En 1971, a-t-il ajouté, Nixon était à la Maison Blanche, la guerre du Vietnam faisait rage et Eddy Merckx a gagné le Tour de France. Malheureusement, nous ne savions rien de cela parce que nous étions enfermés dans une villa à faire ce disque.»

Ce disque, c’est Exile On Main St., pièce maîtresse de leur discographie, enregistré dans des conditions particulières, en 1971, dans le sud de la France, relate le documentaire.

Aux prises avec de lourdes dettes fiscales, les Stones quittent la Grande-Bretagne pour s’établir en France, question de se refaire. Keith Richards et sa femme Anita s’installent à la villa Nellcotte et c’est là, dans une atmosphère de fête continuelle où abondent alcool et drogues dures, que le groupe jettera les bases de Exile On Main St..

 

 

ORDINAIRE

 

Le documentaire de Kijak s’appuie énormément sur les photographies du Français Dominique Tarlé, qui a eu à l’époque la chance d’habiter la villa pendant six mois. Des entrevues inédites avec les membres du groupe, quelques vidéos d’époque et de courts commentaires de Sheryl Crow, Jack White, Benicio Del Toro, Will I.Am et Martin Scorcese meublent les soixante minutes du film.

Stones In Exile s’adresse d’abord et avant tout aux admirateurs du groupe qui auront du matériel d’archives intéressant à se mettre sous la dent, même s’ils n’apprendront rien de vraiment nouveau. Pour les autres, Stones In Exile est une musicographie sans grand panache.

07:11 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stone free

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